Alain Souchon

Alain Souchon

 

   
 

Il chante un baiser et la moderne solitude. Il emporte avec lui des foules sentimentales. Il flirte avec la poésie fragile de nos amours. Avec lui les publics n'ont pas de frontières.

Son monde est le nôtre, fait de regrets, de repentirs et d'avenir. A la manière d'un Brassens qui naguère chantait à une passante, des amours romantiques et fugaces, il dit des baisers posés, là-haut sur une plage du nord, comme une carte postale intime, avec des mots griffonnés à l'accueil de l'hôtel quand les nuits se séparent. Il sait, caterpillar au cœur pillé, les ravages de l'amour et nous rappelle que nous ne sommes rien sans les rêves virevoltants sous les jupes des filles. Paradoxalement, il chante aussi, ce sentiment étrange qui fait les femmes seules et les amazones fragiles.
Il répète " on avance ", c'est une évidence, mais demeure fidèle à une certaine idée de la chanson française qui fait chanter les mots et chavirer les cœurs.

C'est Souchon en chemise blanche, le romantique qui veut du cuir, le chanteur de charme " au ras des pâquerettes " comme il aime à se définir dans un récent album.
C'est celui qui chaloupe Paris autrement, rive gauche ou rive droite, et écrit les complaintes d'un monde nauséeux où l'on vend des armes comme des refrains de quatre sous et des vies en contrebande à l'encan. C'est Souchon qui, sans fracas, partage des révoltes tristes et distille des shalimar de révolte : un parfum entêtant qui fait des soirées passées avec lui des instants inoubliables. C'est Souchon, charmeur par cœur.

 
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