Pourquoi J'ai Mangé mon Père Pourquoi J'ai Mangé mon Père
Roy Lewis

  • adaptation et mise en scène Yann Morcelle

- travail chorégraphique Christèle Marin
- lumières Laurent Fallot
- musique Olivier Briand
- costumes Carré d'étoffe, Cholet - Hélène Lallier - Emilie Chamarre - Christophe Laurin
- maquillages Sabrina Ricolleau

avec
Michel Vandenbrink, Laurence Colin, Karl Bréheret, Serge Chevallier, Yann Morcelle, Bob, Guillaume Leray, Frédéric Louineau, Emmanuelle Cartron, Yuna Gautron, François Chevillon, Annaïck Domergue, Aurélia Touati, Edith Rialland

Une production Compagnie Santorine avec le soutien du Jardin de Verre (Cholet), Cholet Entreprenante, de la Ville de Saint-Herblain, du Conseil régional des Pays de la Loire et du Conseil général de Loire-Atlantique

 

   
  Les gens sont délicieux. Pour s'en persuader, il suffit de les inviter à dîner et de les déguster comme on le fait dans cette pièce. Adapté d'une fable qui a mis plus d'un lecteur en appétit " Pourquoi j'ai mangé mon père " est un régal qui offre matière à réflexion.

Cette histoire-là ne date pas d'hier et même d'avant. Elle se déroule en des temps immémoriaux dans un monde aux allures préhistoriques, durant la période dite du pleistocène. A cette époque-ci, plutôt reculée, vivait Edouard, chef d'une sympathique tribu de pithécanthropes.

Homme de science et de progrès, génial inventeur et sans doute lointain cousin de Prométhée, Edouard un jour revint à la maison et y mit le feu. Ce qui pour l'époque n'était pas un terme de show-bizz, mais une attitude franchement révolutionnaire. Au point de susciter grand nombre de catastrophes et, par voie de conséquence, de provoquer la révolte au sein du clan et de la famille, notamment celle d'Ernest, fils d'Edouard, homo-erectus qui aurait pu, bien avant la date, faire réfléchir Sigmund Freud sur le totem, le tabou et la mort du père…

Jouant de l'anachronisme et de la distance, à la manière des " Lettres persannes ", " Pourquoi j'ai mangé mon père " est d'abord une merveilleuse histoire signée Roy Lewis qui a fait le bonheur de tous ceux -très nombreux- qui l'on lue. C'est aujourd'hui une pièce tout aussi drôle adaptée et mise en scène par Yann Morcelle. Elle pose avec humour les questions graves de l'évolution, du progrès… et autres questions métaphysiques qui mettent l'eau à la bouche quand, au coin du feu entre amis, on grignote le mollet bien dodu de son paternel ou bien un os à moëlle.

 
Actualités MCLA Saisons 2001/2002 Espace Presse Liens Contact