ARCHIVES SAISON 2002-2003

 

     
 

Valser
Compagnie Catherine Berbessou

  • Chorégraphie Catherine Berbessou

Assistant Federico Rodriguez Moreno
Scénographie et lumière Marc Oliviero
Costumes Cidalia Da Costa

avec
Rachel Benitah
Catherine Berbessou
Moira Castellano
Isabelle Teruel
Eric Affergan
Christophe Apprill
Alberto Colombo
Federico Rodriguez Moreno

Création en résidence au Théâtre des Gémeaux à Sceaux.

Coproduction : Les Gémeaux/Sceaux, Scène Nationale/Compagnie Quat'zarts.
Avec le soutien de l'ADAMI, de la Caisse des Dépôts et Consignations, de l'AFAA (Association Française d'Action Artistique-Ministère des Affaires Etrangères), de la Direction Régionales des Affaires Culturelles d'Ile de France-Ministère de la Culture et de la Communication.

Jeudi 17 et vendredi 18 octobre 2002 - Espace 44

 

 

En entendant le titre Valser, c'est le mot " valdinguer " qu'il faut entendre, et non les frivolités viennoises. Nerveuse, passionnée, animale, la chorégraphie de Catherine Berbessou est une danse de la violence et du désir fugace et torride, un tango charnel et sensuel au cour de l'arène. Il y a dans la manière chorégraphique de Catherine Barbessou quelque chose de la fureur de vivre. En témoigne sa création au titre infinitif : Valser. Après A Fuego lento créé en 1996 à la Biennale de Lyon, cette chorégraphie relève d'un genre plutôt musclé où se mêlent la rage et la violence. En un décor qui tient de l'arène - un sol recouvert de terre, des volées de poussière, des briques pilées, quatre grands panneaux de bois où les corps vont s'écraser - elle imagine une traque animale et sensuelle. Révoltés puis soudain résignés comme un animal blessé, tendus, violents, rageurs, les corps se provoquent et se poursuivent . Puis soudain se figent pour faire un pas à l'unisson. Variation autour du tango et non de la valse viennoise, cette chorégraphie joue avec l'espace, la stylisation, la théâtralité de la danse contemporaine et les traits acérés de cette tauromachie de salon et de cabaret louche, cette danse ritualisée de Buenos Aires qui dit en deux gestes esquissés, arrêtés soudain, une lenteur feinte, un renversement brutal. toute l'âme latine. Fruit d'une résidence au théâtre des Gémeaux à Sceaux, Valser contracte tous ces moments. Les corps tendus dessinent des arabesques fragiles et mordent la poussière dans des cambrures abruptes. Des couples ahurissants composent des tourbillons de ruptures, d'arrêts, de voltes et d'enlacements. On se toise, on se provoque, on se bat de manière charnelle et sensuelle, animale. Dans ce spectacle à la Pina Bauch (qui, elle, avait créé " Walzer ") les sexes opposés se provoquent et se poursuivent mus par le souffle de la passion. Et oui, vraiment, Catherine Barbessou envoie tout valser !