ARCHIVE SAISON 2004/2005

 

 

 


Du Mardi 12 au jeudi 14 avril 2005 – Espace 44
Représentations à 20h30 sauf le mardi à 20h

La Gonfle
De Roger Martin du Gard
Mise en scène
Jean-Claude Berutti
Décor
Rudy Sabounghi
Assistante
Salomé Broussky
Costumes
Ouria Khouhli Dahmani
Maquillage Cécile Kretschmar
Lumière
Laurent Castaingt
Son
Daniel Cerisier

Avec
Louis Bonnet,
François Font,
Jean-Pierre Laurent
Yann Métivier

(dans la pensée de l’auteur, la pièce doit être jouée par trois hommes et un jeune garçon)

Texte paru aux Editions Gallimard, collection Les Cahiers de la NRF.
durée 1h45 sans entracte

 

Farce paysanne, fort facétieuse, sur le sujet d’une vieille femme hydropique,
d’un sacristain, d’un vétérinaire et d’une pompe à bestiau.

 

 

Sexe, ruse et cupidité… avec ces trois mots on pourrait définir la farce sombre et culottée de Roger Martin du Gard, l’auteur des Thibault. La pièce, mise en scène avec vigueur et noirceur par Jean-Claude Berruti, réunit autour d’une vieille femme « gonflée » et de son magot convoité, un vétérinaire et un sacristain. Un tableau terrible aussi hilarant qu’effrayant.

Une vieille femme hydropique doit être dégonflée sur l’heure sinon elle risque de mourir et de laisser sa fortune sans nommer un héritier. Deux hommes sont prêts à récupérer le magot : son neveu vétérinaire, et son domestique, par ailleurs sacristain, mais aussi son amant. Le vétérinaire finira par la dégonfler… Mais qui a gonflé la Nioule, cette pauvre femme muette qui sert de souffre-douleur à la vieille ?
Plus qu’un tableau réaliste de la vie dans la campagne française, La Gonfle est une pièce énorme dans laquelle Roger Martin du Gard, habituellement repéré comme un prix Nobel de littérature classique et sérieux, déploie une vraie méchanceté, hargneuse et drôle et une faconde singulière.
Il donne à ses personnages monstrueux un langage rural réinventé à partir des différents patois de l’ancienne France, il crée une sorte de langue rabelaisienne qui donne à la pièce son caractère bouffon et pathétique, cocasse et cruel.
Dans La Gonfle, que Jean-Claude Berutti met en scène avec un sacré souffle, on rit, mais d’un rire âcre tant l’humanité monstrueuse qui nous est présentée se montre sous un jour inquiétant.

Production la comédie de Saint-Etienne, CDN
Avec la participation de l’association Accueil Paysan pour la mise à disposition des animaux.

 
 
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