ARCHIVE SAISON 2004/2005

 

 

 


du mardi 8 au jeudi 10 mars 2005 – 20h30 - Théâtre Universitaire de Nantes

Le Procès

D’après Franz Kafka
Adaptation théâtrale Philippe Adrien et Clément Poirée
Mise en scène
Philippe Adrien
Par la Compagnie du 3° Œil
Décors et costumes
Goury
Lumières
Pascal Sautelet
Musique
Ghédalia Tazartes
Assistant à la mise en scène
Clément Poirée

Avec
Mylène Bonnet
Monica Companys
Stéphane Dausse
Pierre Delmer
Daniel Jean
Geneviève de Kermabon
Régis Lang
Sergio Malduca
Bruno Netter
Jean-Luc Orofino
Ouiza Ouyed

 

 


Production
Compagnie du 3° Œil,
Avec l’aide de la Drac Pays de la Loire, du Conseil Régional des Pays de la Loire, du Conseil Général du Maine et Loire, de la Ville d’Angers.
Après avoir monté une version différente et superbe du Malade imaginaire, le metteur en scène Philippe Adrien, retrouve Bruno Netter et la compagnie angevine du 3e Œil pour un voyage dans la nuit de Kafka. Une troupe d’acteurs remarquables qui transgresse la notion de handicap pour explorer l’étrangeté et l’inquiétude du Procès et mettre à jour l’humanité énigmatique de l’écrivain praguois.

Comme ce fut le cas pour Le Malade imaginaire, donné au Grenier à sel au festival d’Avignon puis à l’Espace 44, Le Procès de Kafka est une idée de Bruno Netter, qui en 1985, a créé la Compagnie du 3e œil. Lequel se souvient d’avoir vu une représentation de La Visite de Kafka toujours, mis en scène par Philippe Adrien : « En 1980, j’ai assisté à une représentation de La Visite et ce spectacle m’a enthousiasmé. La compréhension, la sensibilité et la simplicité du jeu et de la mise en scène de Philippe Adrien correspondaient tellement à ce que je ressentais chez Kafka. Quelques mois plus tard je suis devenu aveugle, mais ce spectacle reste gravé en moi ».
Ravi que le texte du Procès gravé en lui depuis si longtemps « jaillisse avec la lumière et la vision de Philippe Adrien » il réunit la bande du Malade pour relater l’étrange aventure de Joseph K, accusé d’on ne sait quoi.
Au-delà des clichés ennuyeux, de l’adjectif « kafkaïen » et de la sempiternelle atmosphère oppressante qu’il suppose, ils entendent bien mettre à jour les singularités et la dynamique proprement délirante du récit de l’écrivain praguois. Une atmosphère et un décor que Philippe Adrien évoque à sa manière : « Je vois du noir, un petit escalier branlant avec une rampe de fer, un plumard douteux, une porte trop basse ou trop étroite, une ampoule nue qui éclaire vaguement… Une vraie misère pour une histoire de fous haletante, cruelle mais, par-dessus tout, drôle ».

 
 
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