ARCHIVE SAISON 2004/2005

 

 

 


Du mardi 8 au samedi 12 février 2005 –20h30 -Théâtre universitaire de Nantes

     

Les Amantes
De
Elfriede Jelinek
Traduit de l’allemand par
Yasmin Hoffmann
Maryvonne Litaize
Adaptation et mise en scène
Joël Jouanneau
Assistante
Pilou Rieunaud
Scénographie
Jacques Gabel
Lumière
Franck Thévenon
Costumes
Patrice Cauchetier

Avec
Fabrice Bénard  Erich
Stéphanie Chuat  Brigitte
Yves Jenny  Heinz
Véronique Reymond  Paula
Christelle Tual  le chœur, Susi

Le roman d’Elfriede Jelinek est paru
aux Editions du Seuil

 

Durée du spectacle 1h15 sans entracte

 

Un texte d’une grande dame autrichienne : Elfriede Jelinek, dramaturge féroce, entomologiste des rapports humains. Le récit du destin exemplaire de deux jeunes femmes qui essaient, chacune à leur manière, de mener leur barque. Les fortunes et infortunes de la vertu, version moderne… Ce sont Les Amantes adaptées et mises en scène par Joël Jouanneau. Du théâtre pour aujourd’hui, intelligent et ravageur.

Voici donc, raconté par le menu, le destin de Brigitte et de Paule, deux jeunes femmes qui essaient de mener leur barque. Voici donc une histoire où il est question d’amour, de mariages, d’enfants, de jalousies, de familles et de réussites diverses, le tout passé à la moulinette d’un humour ravageur.
Voici donc une pièce d’Elfriede Jelinek, entomologiste des rapports humains, une grande dame de la littérature autrichienne. Un esprit libre, une plume acérée, une femme de tous les combats, une intelligence déroutante qui savait, comme le fait un psychanalyste ou un biologiste, fouiller le corps et le cœur humains.
Étrange histoire que celle de ces deux femmes. L’une est une ouvrière qui veut échapper à son destin. Elle choisit le mariage et son futur époux avec circonspection. Quand l’autre est une amante qui apprend à gérer son corps jeune et attrayant et se défend de rêver au grand amour.
Si le propos n’était pas cinglant, on pourrait croire aux fortunes et infortunes de la vertu. Mais c’est une femme qui tient ici les rênes. Joël Jouanneau le sait bien qui a mis en scène Juste la fin du monde de Jean-Luc Lagarce.

 

Elfriede Jelinek
Romancière et dramaturge autrichienne d’avant-garde, Elfriede Jelinek est née en 1946 en Styrie (Autriche). Elle est considérée comme l’auteur de langue allemande le plus important de sa génération depuis Thomas Bernhard. La Pianiste, son septième roman a été traduit dans de nombreux pays et adapté au cinéma par Michaël Hanecke (avec Isabelle Huppert et Benoît Magimel). Détestée par certains de ses compatriotes, elle avait interdit qu’on joue ses pièces en Autriche pour protester contre l’entrée de l’extrême droite au gouvernement autrichien. En octobre 2004, elle a reçu le prix Nobel de Littérature et tout de suite souhaité que sa consécration ne soit pas portée au crédit de son pays.

 

Un prix Nobel
Le Prix Nobel de Littérature 2004 a été attribué à l’Autrichienne Elfriede Jelinek, «pour le flot musical de voix et contre-voix dans ses romans» et sa critique des clichés sociaux. L’Académie suédoise considère que les romans d’Elfriede Jelinek, dévoilent «avec une exceptionnelle passion langagière l’absurdité et le pouvoir autoritaire des clichés sociaux». Il s’agit du dixième prix Nobel de Littérature récompensant une femme.

 

Joël Jouanneau
Joël Jouanneau, né en 1946, a été co-directeur du Théâtre de Sartrouville de 1999 à 2003, après avoir été artiste associé de 1989 à 1999. Il a également participé au collectif pédagogique de l’école du Théâtre National Supérieur de Strasbourg, de 1992 à 2000, et enseigne au Conservatoire National d’Art Dramatique de Paris.
Il a mis en scène depuis 1984, outre ses propres textes (il est l’auteur d’une quinzaine de pièces éditées pour la plupart par Actes Sud-Papiers), des oeuvres de Samuel Beckett, Thomas Bernhard, Normand Chaurette, Jean-Luc Lagarce, Evelyne Pieiller, Robert Pinget, Jacques Probst, Yves Ravey, Shakespeare, Botho Strauss, Jacques Serena, Lionel Spycher et Robert Walser, ainsi que des adaptations de textes de Joseph Conrad, Fedor Dostoïevski, Peter Handke et Eric Rohmer. Il a reçu deux fois le Prix de la meilleure création par le Syndicat de la critique : en 1989 pour Le Bourrichon, en 1996 pour Allegria Opus 147.
Par ailleurs, il a réalisé trois films : L’Hypothèse de Robert Pinget (prix spécial du jury du Festival de Riccione, Italie, 1987), Minetti de Thomas Bernhard (1989) et Simon Tanner (1993, sélection officielle, Fipa).
On a pu voir son travail remarquable à l’Espace 44 avec Mamie Ouate en Papouasie et au Théâtre universitaire de Nantes avec Juste la fin du monde de Jean-Luc Lagarce.
Joël Jouanneau travaille actuellement au Théâtre universitaire de Nantes à la mise en scène de son texte Yeul le jeune. Le spectacle, qui sera présenté les 4 et 5 avril 2005 en ouverture du Festival Universitaire est interprété par des comédiens étudiants ou amateurs.

 

Coproduction
Théâtre Vidy-Lausanne E.T.E., Théâtre Le Poche Genève – L’Eldorado Théâtre de Sartrouville Centre dramatique national - Théâtre Ouvert Paris

 
 
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