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Du lundi 28 avril 2008 au mardi 20 mai 2008 - Le Grand T

L’Araignée de l’éternel Nougaro

Christophe Rauck

Au départ, l’envie de travailler sur des textes de Nougaro avec les élèves du Conservatoire national d’art dramatique. Puis, au fur et à mesure des écoutes, l’envie d’aller plus loin par­tagée par trois passionnés : Cécile Garcia-Fogel, Philippe Bérodot et Christophe Rauck, le metteur en scène du Révizor, vu la saison passée. Un voyage en poésie et chanson, mélancolie et humour, des refrains comme autant d’histoires à raconter. Des retrouvailles avec l’homme de Toulouse.

AVEC

Cécile Garcia-Fogel
Philippe Bérodot
Anthony Winzenrieth musicien

Représentations à 20h30
sauf les mardis et jeudis à 20h
et le dimanche à 15h
Relâche samedi 17 mai

Théâtre à Nantes

 

Textes
Claude Nougaro
Mise en scène
Christophe Rauck
Assistante mise en scène
Leslie Six
Décor et costumes
Aurélie Thomas
Construction décor
Ateliers du Grand T
Lumières
Julien Boizard
Vidéo
Thomas Rathier
Chorégraphie
Caroline Marcadé
Répétitrice
Chloé Cailleton

Production
Le Grand T – scène conventionnée Loire-Atlantique, Théâtre de la Ville – Paris, Théâtre Vidy – Lausanne E.T.E.
Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National

Alors sur scène, il y aura celles de Nougaro. Pourtant, il ne faut pas s’attendre à un tour de chant, reprenant et alternant succès et textes mal-aimés, leur offrant un nouveau look, ou au contraire en quête d’un rappel dans la nostalgie de la mémoire. Sur scène, il y aura le théâtre, et il sera musical, interprété par des comédiens sachant chante r: Cécile Garcia-Fogel et Philippe Bérodot. Une femme, un homme car ce sont toujours des histoires et des rêves d’amour que raconte Nougaro. Les va-et-vient des sentiments, du désir et de la douleur, des rires et des pleurs, des victoires et des défaites dans le grand jeu de la vie, d’où le sentiment n’est jamais absent. La musique est là, certes présente, jouée “live”, mais en retrait des mots. C’est avec discrétion qu’elle les accompagne, comme une sensation du passé. Sans doute se souviendra-t-on des airs plus longtemps, ou même plus précisément que des paroles. Mais ce sont elles qui racontent l’homme. Un homme à découvrir derrière Nougaro-le-chanteur. Tout au moins l’homme que Christophe Rauck un jour a entendu différemment. Celui qu’il a imaginé, pour lequel il s’est passionné, qu’il a voulu faire écouter et connaître, son Nougaro à lui, à nous, à tous.

Texte de Colette Godard / Brochure du Théâtre de la Ville 2007-2008

 

 

CHRISTOPHE RAUCK

Après un stage aux Arts Décoratifs de Nice, il suit les cours de Lev Dodine à Saint-Petersbourg. À son retour, avant de se lancer dans la mise en scène, il est comédien, notamment avec Ariane Mnouchkine ( Les Atrides, La Ville parjure) qui accueille dans sa Cartoucherie sa première réalisation : Le Cercle de craie caucasien de Brecht (1997). Et puis ce sera Shakespeare ( Comme il vous plaira, La Nuit des rois), Simovitch ( Théâtre ambulant Chopalovitch ), Evgueni Schwarz (le Dragon), Brecht (Galilée), Gogol (Le Revizor), Martin Crimp ( Getting attention) en 2006. Et entre-temps, du burlesque français : Labiche ( L’Affaire de la rue de Lourcine), Cami ( le Rire des asticots). Il a mis en scène un formidable Mariage de Figaro de Beaumarchais à la Comédie-Française à l’automne 2007. Il a enseigné à Genève, Lausanne et Montpellier notamment ; et dirigé le Théâtre du Peuple de Bussang de 2003 à 2006. En janvier 2008, il prendra la direction du Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis.

Textes de Colette Godard / Brochure du Théâtre de la Ville 2007-2008

 

 

CLAUDE NOUGARO…

Fils d’un chanteur d’opéra toulousain et d’une pianiste italienne, amoureux de Piaf et d’Armstrong, auteur-compositeur-interprète fasciné par le jazz et la java - et aussi par les rythmes latino- star de la chanson française. Mort en 2004 d’un cancer. Un jour, en l’écoutant dans La Ville, Christophe Rauck, metteur en scène notamment de Brecht ( le Cercle de craie caucasien, Galilée), d’Evegueni Schwartz ( le Dragon) ou de Martin Crimp ( Getting attention en 2006 au Théâtre de la Ville-les Abbesses), eut une révélation : La Ville, cette chanson qui suit un homme au long des rues, c’est du théâtre. Tout y est, le décor, le personnage, et même une histoire. Et surtout une ambiance, un arrière-plan de mélancolie, qui d’ailleurs se retrouve dans une bonne partie du répertoire de Nougaro. Naturellement, Christophe Rauck le connaissait, mais uniquement par le disque, la radio et les émissions de télévision. Il n’a pas eu la chance de le voir en direct sur scène. Peut-être cette lacune a-t-elle déclenché et nourri l’irrépressible désir de faire revivre Claude Nougaro ? Non pas par le biais d’une biographie plus ou moins romancée, mais en cherchant l’homme qui se révèle dans les paroles et musiques interprétées par le personnage public. Un personnage de théâtre, vivant, vibrant. On le surnommait “le petit taureau”, titre de l’une de ses premières chansons. Il était effectivement de taille moyenne, débordant d’une force bien maîtrisée, et qu’il savait laisser exploser au moment juste. Tout dans son attitude, dans ses textes, raconte le macho rageur, éperdu, perdu dans ce nuage de mélancolie qui a retenu l’attention, l’émotion de Christophe Rauck. Parti en quête de « son » Nougaro, il a voulu traverser le virtuel de ces images télévisées par lesquelles il l’a connu; et qui lui restaient en mémoire. Il l’a suivi chez lui, a contacté sa famille, s’est plongé dans l’ensemble de son oeuvre et de son répertoire. Sans chercher pourtant un quelconque “secret”, la question n’est pas là. Ce dont il s’agit, c’est de donner vie à un être humain, porteur d’un art qui s’adresse à la sensibilité de chacun. L’art populaire par excellence : la chanson.

Alors sur scène, il y aura celles de Nougaro. Pourtant, il ne faut pas s’attendre à un tour de chant, reprenant et alternant succès et textes mal-aimés, leur offrant un nouveau look, ou au contraire en quête d’un rappel dans la nostalgie de la mémoire. Sur scène, il y aura le théâtre, et il sera musical, interprété par des comédiens sachant chante r: Cécile Garcia-Fogel et Philippe Bérodot. Une femme, un homme car ce sont toujours des histoires et des rêves d’amour que raconte Nougaro. Les va-et-vient des sentiments, du désir et de la douleur, des rires et des pleurs, des victoires et des défaites dans le grand jeu de la vie, d’où le sentiment n’est jamais absent. La musique est là, certes présente, jouée “live”, mais en retrait des mots. C’est avec discrétion qu’elle les accompagne, comme une sensation du passé. Sans doute se souviendra-t-on des airs plus longtemps, ou même plus précisément que des paroles. Mais ce sont elles qui racontent l’homme. Un homme à découvrir derrière Nougaro-le-chanteur. Tout au moins l’homme que Christophe Rauck un jour a entendu différemment. Celui qu’il a imaginé, pour lequel il s’est passionné, qu’il a voulu faire écouter et connaître, son Nougaro à lui, à nous, à tous. Texte de Colette Godard / Brochure du Théâtre de la Ville 2007-2008

 

 

Saison 2007/2008